Je suis né un mardi qui n’existait pas, entre deux silences et une panne d’électricité cosmique. Très tôt, j’ai montré des signes évidents de génie incompris, comme parler aux meubles et refuser catégoriquement d’apprendre à marcher dans le sens conventionnel. À trois ans, j’ai peint ma première œuvre majeure avec du ketchup et une vague intention philosophique, ce qui a immédiatement divisé la critique (ma tante et le chien).
Mon travail explore les frontières fragiles entre le n’importe quoi et l’absolument inutile. J’utilise des médiums variés : peinture, sculpture, pensées parasites, et parfois des objets que je n’ai pas rendus à leurs propriétaires. Mon style est souvent décrit comme “accidentel” ou “est-ce que c’est fini ?”, ce qui me touche profondément.
Après avoir échoué brillamment dans plusieurs non-carrières, j’ai décidé de devenir artiste à temps plein, principalement parce que personne ne m’en a empêché. Mes influences incluent le bruit du frigo la nuit, les conversations que je n’ai jamais eues, et cette sensation étrange d’avoir oublié quelque chose d’important sans savoir quoi.
Aujourd’hui, je continue de créer dans un état de confusion maîtrisée, cherchant à capturer l’insaisissable, ou au moins à faire semblant avec suffisamment de conviction. Mon objectif ultime est d’être reconnu posthumément par des gens qui ne comprendront toujours pas ce que j’ai voulu dire, ce qui serait, je pense, une belle réussite.